Un terrain dans le nord finistère pour notre maison passive

Après avoir goûté quelques années aux chaleurs d’Aquitaine, nous avons souhaité retourner à nos sources, histoire de voir si le climat est vraiment si différent… Depuis Août 2012, le temps est pourri  sur toute la façade atlantique. Mais il est difficile de se convaincre qu’il n’y a pas que notre péninsule qui soit touchée (pourtant c’est vrai, il n’y a pas que nous, hein?).

La maison actuelle est vieille, froide, humide, moche et peu pratique. En hiver, il n’était pas rare d’avoir un réveil à moins de 15°, malgré la chaudière au fuel qui suce un max et un feu dans le poêle la veille au soir.

Le challenge est de jouir avant l’hiver prochain, d’une température confortable pour un sapiens occidental moderne, avec le minimum, voir aucun chauffage. Cela sous entend que la maison doit être terminée pour Noël 2013, en ayant pris soin d’appliquer les techniques de la maison passive et du bioclimatisme.

J’en reviens au titre, voici le terrain avant les travaux :

terrain avant travaux de terrassement, vu vers le nord

terrain avant travaux de terrassement, vue est

Il se trouve dans le pays Pagan, sur une bande cotière du nord Finistère. Vous remarquerez que la photo est truquée : en réalité, il n’y a presque jamais de nuage dans le ciel…

terrain avant travaux, vu vers l'est

terrain avant travaux, vue sud est

Un bon gros remblais de 2m en terre végétale sur la zone d’implantation de la maison, là, juste derrière le talus, nous a décidé à faire des fondations sur plots. Voilà pour la mise en situation. Bientôt, le terrassement commence … En tout cas sur ce blog, car en réalité, les plots sont déjà coulés à cette heure.

à plus,

Jérôme

Prise de repères sur le terrain

Voici le terrain, déjà présenté dans le précédant post :

terrain avant travaux de terrassement, vu vers le nord

terrain avant travaux de terrassement, vu vers l’est

La pente naturelle du terrain est à peu près constante et descend vers l’est. Il y a de cela des temps immémoriaux, en ce qui me concerne ma mémoire du moins, la partie la plus basse a été remblayée avec de la terre végétale, qui semble parfaite pour toute culture, sauf pour faire pousser une maison.
Pour connaître la profondeur à laquelle se trouve le sol dur sur lequel les fondations peuvent reposer, nous avons fait un sondage : une pelle, un seau, un gros mollard dans les mains, et c’est parti pour gratter deux mètres d’une terre sablonneuse.

trou de sondage pour trouver le sol dur

trou de sondage

sondage du sol

sondage du sol

Le sol dur est à 2m de profondeur de ce côté du terrain, 50cm de l’autre.

Pour éviter d’avoir à décaisser une grosse quantité de terre végétale, de faire une semelle filante en escalier, et un mur de soubassement  de 50cm à 2m, nous avons décider de poser la maison sur des plots.

De plus des plots enjamberons plus facilement les quelques menhirs qui peuplent le terrain :

menhir enterré

« Menhir » enterré, on s’attend à quelques surprises lors du terrassements et des fouilles

Avant de positionner la maison, nous répérons le sud, vers lequel sera tournée la façade la plus vitrée :

repérage du sud

repérage du sud

Il y a des cailloux, de gros cailloux, un sol porteur en pente (plus de 10%), beaucoup de remblais très souple ; il faudra composer avec tout cela. Ce n’est pas la configuration la plus simple, mais c’est loin d’être la plus compliquée. Le sol dur est de l’arène granitique = du granite en décomposition. C’est stable, drainant, et plutôt résistant à la compression. Une fois atteint, ce sol sera un bon support pour les fondations.

Maintenant que nous connaissons un peu mieux le lieu qui recevra l’édifice, nous repérons la zone des 3m de la limite de propriété, qu’il ne faudra pas franchir pour l’implantation :

à 3m des limites de proprité

à 3m des limites de propriété

Reste à implanter la maison avant le terrassement.